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LE VÉGANISME : UNE NOUVELLE UTOPIE ? / SIMON

PointCulture vous emmène à la rencontre des véganes. L’occasion de découvrir un mouvement social qui prend de l’ampleur.

Le dimanche 8 mai, dernier jour du week-end de l’Ascension, la ville de Charleroi se verra proposer son premier salon végane, sur les traces – bien que plus modestement – des Veggie world à Paris et en Allemagne, mais aussi, en Belgique, du Vegan Summer Festde Gand. Gratuit, ouvert à tous, 100% veggie réunira un bon nombre de personnes engagées dans un changement de société radical et disposées à expliquer concrètement leur démarche. En effet, à l’heure où s’impose avec insistance un nœud bien serré de questions croisées (réchauffement climatique, épuisement des ressources, solidarité entre les peuples, santé publique et, bien entendu, condition animale), on en vient doucement à se dire qu’il n’est peut-être pas si utopique que cela de se positionner pour un monde plus juste, moins violent ou, tout au moins, plus respirable. En écho à ces valeurs et comme en avant-goût de sa saison prochaine qui remontera jusqu’aux racines du couple nature / culture, mais encore, en lien direct avec le focus actuel sur les utopies, PointCulture se propose, par une série d’entretiens, de vous faire découvrir quelques-unes de ces personnes qui ont d’ores et déjà adopté un mode de vie différent, le véganisme. Ayant pris le parti, autant que faire se peut, de boycotter les produits d’origine animale, ces personnes mettent tout en œuvre, que ce soit par l’activisme, la pédagogie ou la fabrication et la vente de produits alternatifs, pour accompagner leur refus par un geste constructif orienté vers un modèle de société plus sain et plus éthique.

1975054_10206108501852945_202463225404680438_nRencontre avec Simon, co-fondateur du mouvement citoyen les Carolovégiens. Simon a 24 ans, il vit à Charleroi. Son action militante, il tient à l’inscrire dans la ville qui l’a vu grandir. Infirmier, il a toujours eu cet attrait pour le soin et l’aide aux personnes, souci qui se manifeste aujourd’hui dans son emploi au service des urgences et de l’anesthésie. Pour l’instant, c’est à cette place-là, juste après le militantisme, qu’il se sent le plus vrai, près des patients, en ayant vis-à-vis d’eux ce petit geste qui va changer la manière dont ils voient leur journée, leur hospitalisation, leur santé.

Quel a été chez vous l’élément déclencheur du véganisme ? 

En ce qui me concerne, deux éléments ont été déterminants, bien que sur plusieurs années. Dans un premier temps, la pratique des arts martiaux traditionnels et de la philosophie qui leur est inhérente à l’âge de dix-huit ans m’ont poussé à m’intéresser à mon alimentation. À l’époque, je souffrais d’obésité morbide. Pour ma santé, je me suis mis à consommer exclusivement du poisson et des végétaux, ce qui m’a bien réussi. J’étais inspiré par le régime d’Okinawa. Une vie proche de la nature, un régime frugal, un lien social fort et le respect des anciens, la sobriété heureuse : ce sont des valeurs qui me parlent. Cette façon de me nourrir m’a été très bénéfique jusqu’à ce que les vieilles habitudes reprennent le dessus, la faute au train de vie scolaire et professionnel harassant ainsi qu’à la fameuse pression sociale. Retour du stress et ma santé qui se dégrade de nouveau… Le point de rupture a été la crise cardiaque de mon père, il y a trois ans, il avait 51 ans à l’époque. Il s’en est heureusement bien sorti mais cet événement, associé au fait que je souffre moi-même d’une malformation cardiaque depuis la naissance, ont été décisifs. Une opération à l’âge de quatre ans m’a offert la chance de vivre, cette chance, je sens que je dois m’en montrer digne. J’ai repris mon régime précédent, à base de poissons et de végétaux mais cette fois, mes recherches m’ont fait prendre conscience des enjeux éthiques de l’alimentation. Des vidéos, des articles, enfin ce que l’on trouve sur internet, ainsi que pas mal de livres, tout cela m’a ouvert les yeux sur la réalité de l’élevage… Dans l’aide, dans l’attention que je désirais accorder aux autres sont rentrés tous les êtres vivants, sans exception. Je suis devenu végétarien puis, au fil des rencontres et des discussions, végane. Mais, pour en arriver là, il a fallu que je m’émancipe de la pression sociale et que je me reconnaisse le droit de m’écarter du modèle alimentaire dominant.

Pourquoi et comment en êtes-vous venu à l’activisme ? 

Il est arrivé un moment où les discussions ne m’ont plus suffi. J’avais besoin d’agir. Les rencontres ont été décisives. On s’est retrouvé un jour, avec Julien et Michael, à une prise de parole du ministre du bien-être animal. Les réponses du ministre ne nous ont pas totalement convaincus (même si certaines idées comme l’interdiction déjà actée des fermes à fourrure en Wallonie ou la volonté de création d’une police du bien-être animal nous ont séduits), on voulait faire bouger les choses, agir à notre niveau, sur notre environnement immédiat. Agir local en pensant global. Plus tard, à l’occasion d’une sorte de salon d’agriculteurs, nous avons pris le parti d’exposer l’envers du décor. Avec nos pancartes, on s’est installé devant les enclos où étaient retenus les animaux pris comme modèles de la viande heureuse. On a eu l’idée de se présenter en tant que citoyens plutôt que sous la bannière d’une association. Ainsi, nous étions dans notre droit, notre pacifisme a convaincu les forces de l’ordre. Les réactions furent partagées, autant de la part des visiteurs que des éleveurs. Parmi ceux-ci, certains nous ont même donné raison, du moins sur l’élevage intensif. Nous, on a vu que le dialogue était possible. Cet événement nous a convaincus du bien-fondé du militantisme, qui est d’unir nos connaissances, nos questionnements et de les ouvrir à tous. Enfin, joindre les paroles aux actes. C’était il y a un peu plus d’un an et demi, ce jour-là, jour de naissance des Carolovégiens sur le terrain, je suis devenu végane.

Concrètement, en quoi consiste votre travail au sein des Carolovégiens ? 

On a d’abord créé un groupe facebook et ensuite, vu le succès, une page dédiée au mouvement citoyen. On publie des informations qui touchent à la condition animale, à l’environnement, à la nourriture, mais aussi à leur impact et aux problématiques humaines que cela engendre (accès à l’eau, pauvreté, malnutrition, répartition inéquitable des ressources). À côté de cela, chaque semaine on installe une table d’informations, souvent devant la gare. Il nous arrive aussi de faire de la sensibilisation dans un des grands axes de la ville. Il y a des pancartes, des photos de ce qu’on ne veut pas voir, des tracts. Aujourd’hui notre page réunit 700 signatures. On l’alimente à tour de rôle. C’est important de varier le contenu : à côté des réflexions sur la question animale et des problématiques humaines et/ou environnementales, on trouve aussi des vidéos marrantes et des recettes de cuisine. La nourriture a toujours beaucoup de succès ! À croire que c’est par l’estomac que les changements s’opèrent. Mes propres contributions paraissent généralement le samedi. La dernière en date traitait de la Déclaration de Cambridge, ce manifeste datant de 2012, par lequel les plus grands scientifiques contemporains (dont Stephen Hawking)  reconnaissent aux animaux une conscience analogue à celle des humains.

Peut-il y avoir des points de tensions entre votre travail d’infirmier et les valeurs que vous défendez au sein des Carolovégiens ? Sur la question des médicaments et des tests sur les animaux, certains véganes vont jusqu’à éviter de recourir à la médecine allopathiques. Où vous situez-vous dans ce débat ?

J’assume le mieux possible ma fonction d’infirmier. Les valeurs qui m’animent en dehors de l’hôpital sont celles qui me font prendre à cœur la santé des patients. Dans l’état actuel des choses, ce serait une triste erreur de refuser un traitement parce qu’il a été testé sur les animaux, tout du moins en cas de pathologie aigüe et vitale. C’est un sujet épineux, même parmi les véganes. À ce jour, le modèle animal domine encore les protocoles de recherche. Je le déplore mais l’industrie pharmaceutique ne semble pas pouvoir/vouloir s’en passer actuellement. Je ne peux pas lutter contre cela et je dois me faire une raison. Aujourd’hui, des alternatives commencent à émerger, par exemple, des tests sur tissus, cultures in vitro, modèles virtuels, etc. Si bien qu’en Europe, les tests de cosmétiques sont désormais interdits.Pas besoin d’être végane pour s’en réjouir. Néanmoins, certaines entreprises testent à l’étranger, ce qui en principe n’est pas autorisé non plus, mais il existe des failles dans les lois dont elles profitent. Quoi qu’il en soit, à l’hôpital je ne laisse pas ces questions interférer avec la qualité de mon travail. Cela ne m’empêche pas de rêver d’une reconversion professionnelle, d’un métier plus en phase avec mes préoccupations… J’aimerais continuer à me former pour gagner en pertinence sur ces questions-là, et pouvoir ainsi les défendre sur une plus grande échelle.

Vos actions touchent-elles davantage les jeunes et les femmes que les autres catégories de population, comme semblent l’indiquer les chiffres relatifs aux nouveaux végétariens ?

Sans doute oui, ça me fait un peu rire. Sur le terrain je rencontre tout de même une grande diversité de personnes. Il arrive que des personnes plus âgées viennent me voir et me disent : on fait ça depuis quarante ans. Quelle claque !

Récemment, la presse française a diffusé des enregistrements réalisés par l’association L214 de violences commises dans les abattoirs. De ces faits constatés tant sur de grosses structures industrielles que sur de petits abattoirs labélisés, peut-on extrapoler un état des lieux en Belgique ? 

La mise à mort d’un animal, c’est en soi une violence extrême. Un végane ne peut pas vous dire autre chose. Mais, ce que ces vidéos montrent aussi, c’est la violence d’un système. La souffrance dans les abattoirs ne concerne pas que les animaux, elle touche aussi les travailleurs qui développent parfois les troubles du comportement violents mis en lumière dans lesdites vidéos, à une échelle moindre certes, mais bien présente. Et en Belgique, sur un marché massivement dominé par l’élevage industriel, il n’a pas de raison d’espérer que les choses se passent mieux qu’en France.

A partir du moment où l’hypothèse de la viande heureuse perd de sa crédibilité, le végétarisme est mis en avant comme pouvant être une réponse modérée, saine et accessible à tous. Vous allez plus loin et vous prônez le véganisme, solution jugée par la plupart comme trop extrême, au mieux utopiste, au pire excluante, pour ne pas dire nocive… Cette radicalité ne risque-t-elle pas de desservir la cause que vous voulez défendre ?

Sain, le régime végétarien l’est peut-être pour ses adeptes, mais pas pour les animaux. D’un strict point de vue éthique, le végétarisme n’a pas beaucoup de sens. Le lait et les œufs ne s’obtiennent pas sans la destruction massive des mâles… On ne va pas revenir sur l’affaire du broyage des poussins, mais cela donne une idée de ce dont cette industrie est capable. Alors en tant que militants, on essaie d’être cohérents avec nos idées et de promouvoir le véganisme. Mais loin de nous l’idée de juger qui que ce soit : c’est une exigence qu’on maintient vis-à-vis de nous-mêmes. Vis-à-vis de l’extérieur, on cherche avant tout à exposer des faits. On nous reproche rarement d’être extrémistes. Utopistes, oui, cela on nous le dit. Par exemple, quand on prend part à une marche pour la fermeture des abattoirs. Pour nous, il s’agit « seulement » de planter la graine du changement de façon pacifique et patiente. Il nous arrive même de discuter avec des bouchers… On ne milite pas contre les gens, on milite pour améliorer les choses. C’est un combat qui va dans le sens de l’intérêt général.

Un changement de société qui amènerait toute une catégorie de population à perdre son travail ?

Les reconversions dans ce domaine sont possibles, certaines sont même spectaculaires. Le documentaire Peaceable kingdom en a fait son sujet : des éleveurs devenus véganes qui se consacrent désormais à l’agriculture biologique. Ces gens-là prennent acte des problématiques liées au climat, à l’explosion démographique, à la santé publique, ils choisissent de se tourner vers l’avenir. On parle d’une évolution progressive, inscrite dans un mouvement plus général.

Au quotidien, le mode de vie végane souffre d’être une exception. Société largement omnivore, peu ou pas de restaurants, de pâtisseries, nécessité de lire les étiquettes, d’apprendre quelques règles de nutrition, spectre de la fameuse vitamine B12… Franchement, est-ce que c’est aussi difficile que ça en a l’air ou bien s’agit-il encore de l’image qu’on en donne ? 

Avant de devenir végane, je pensais aussi que ce serait dur, et que ce serait dangereux, et impossible à tenir en société. Mais quand on saute le pas, on se rend compte que c’est tout le contraire. Les propositions véganes intéressent de plus en plus de monde, même ceux qui ne le sont pas. Certains ont simplement envie de goûter autre chose, d’essayer de nouveaux produits pour le bien de leur santé et celui de la planète, d’autres, comme les restaurateurs, prennent à cœur d’introduire des propositions végétales dans leur menu. Pour ma part, je n’ai eu que de bonnes surprises. Si on veut manger végane dans un restaurant, il suffit d’en faire la demande à l’avance, en général le défi est relevé avec le sourire. Bon je ne vais pas non plus au Buffalo grill ni au festival de l’escalope qui se tient près de chez moi…

À la maison, on réapprend à cuisiner ? 

Pratiquement, il ne faut pas un quart d’heure pour assembler un repas végane équilibré : une légumineuse, une céréale, des légumes et des noix. Sans oublier les épices ! Pourtant, j’avoue que pour parvenir à cette simplicité, il m’a fallu du temps. Etre végétalien, c’est s’intéresser à son alimentation. Sous l’angle éthique, environnemental, nutritionnel. Mais ce questionnement, est-ce qu’il ne devrait pas être le fait de tous ? Dans une société où règne la malbouffe, c’est presque un devoir. Pour les étiquettes c’est pareil : tout le monde devrait les lire !

Il s’agit donc selon vous de passer d’une relation passive vis-à-vis de son alimentation à une relation active, plus consciente, plus éclairée. Le végétalisme s’inscrirait dans une telle démarche.  Voire, pour reprendre votre histoire, en serait la conséquence.

Tout à fait. Je me place dans ce que j’appelle une phase de stabilisation, sous contrôle médical, parce qu’il me revient de montrer par l’exemple que cette alimentation est saine et sans danger. Paradoxalement, ma santé est meilleure que quand j’étais végétarien où je souffrais d’une carence en fer. Un régime plus sécurisant peut avoir cet effet. Alors il y a la vitamine B12 sur laquelle les véganes ne peuvent pas faire l’impasse. Ce qu’on ne dit pas, c’est que les animaux d’élevage reçoivent aussi des vitamines (avec, pour eux, un supplément de médicaments), parce que leur alimentation n’a plus rien de naturel : du soja et du maïs à la place de l’herbe. Les consommateurs de viande se supplémentent indirectement : ils mangent les animaux qui ont eux-mêmes reçus des vitamines. Entendons-nous bien, le véganisme ne prétend pas être naturel. C’est un progrès éthique orienté vers l’avenir avec sa part d’écoute de la nature.

Il existe un grand nombre d’associations animalistes et environnementalistes : locales et internationales. Avec leurs divergences nécessaires et compréhensibles, quels rapports entretiennent-elles les unes avec les autres?

Les médias adorent les opposer, les mettre en guerre les unes contre les autres. Moi je préfère porter mon attention sur les points de convergence, ils sont plus nombreux que le contraire. C’est vraiment dans cet esprit-là que j’ai fondé les Carolovégiens, après avoir vu trop de gens se rentrer dans les plumes en prétendant être plus « parfaits » plus « aboutis » que d’autres dans leur manière de faire, ou se disputer pour l’empreinte écologique d’un poivron. Mieux vaut mettre l’accent sur ce qu’on a en commun.

Le 08 mai, les Carolovégiens vont s’installer au salon 100% veggie à Charleroi. Ne craignez-vous pas que dans ce genre d’événements, le côté marchand ne prenne le pas sur les idées ?

À la différence du salon Veggie world de Paris, une grande structure plus commerciale, le salon de Charleroi est libre d’accès et veut mettre l’accent sur la rencontre et le partage d’idées pour les citoyens, quel que soit leur mode de vie. L’offre commerciale sera présente en ce qu’elle accompagne les valeurs qui font le cœur du salon. L’ambiance sera très conviviale.

 

Entretien réalisé par Catherine De Poortere

Source: http://pointculture.be/

LE VÉGANISME : UNE NOUVELLE UTOPIE ? / JULIEN

PointCulture vous emmène à la rencontre des véganes. L’occasion de découvrir un mouvement social qui prend de l’ampleur.

Le dimanche 8 mai, dernier jour du week-end de l’Ascension, la ville de Charleroi se verra proposer son premier salon végane, sur les traces – bien que plus modestement – des Veggie world à Paris et en Allemagne, mais aussi, en Belgique, du Vegan Summer Festde Gand. Gratuit, ouvert à tous, 100% veggie réunira un bon nombre de personnes engagées dans un changement de société radical et disposées à expliquer concrètement leur démarche. En effet, à l’heure où s’impose avec insistance un nœud bien serré de questions croisées (réchauffement climatique, épuisement des ressources, solidarité entre les peuples, santé publique et, bien entendu, condition animale), on en vient doucement à se dire qu’il n’est peut-être pas si utopique que cela de se positionner pour un monde plus juste, moins violent ou, tout au moins, plus respirable. En écho à ces valeurs et comme en avant-goût de sa saison prochaine qui remontera jusqu’aux racines du couple nature / culture, mais encore, en lien direct avec le focus actuel sur les utopies, PointCulture se propose, par une série d’entretiens, de vous faire découvrir quelques-unes de ces personnes qui ont d’ores et déjà adopté un mode de vie différent, le véganisme. Ayant pris le parti, autant que faire se peut, de boycotter les produits d’origine animale, ces personnes mettent tout en œuvre, que ce soit par l’activisme, la pédagogie ou la fabrication et la vente de produits alternatifs, pour accompagner leur refus par un geste constructif orienté vers un modèle de société plus sain et plus éthique.

13001199_10209574293176792_6313180364511828182_nRencontre avec Julien, 25 ans, conducteur poids lourds. Membre des Carolovégiens, il milite au sein de l’association Bite back.

Quel a été pour vous l’élément déclencheur du véganisme ?

La présentation du livre « No Steak » (Aymeric  Caron, 2013) en mai 2013 dans une émission télévisée. J’étais alors végétarien depuis deux ans et demi.

Pourquoi et comment en êtes-vous venu à l’activisme ?

J’ai compris que le végétarisme ne suffirait pas pour ne pas faire de tort aux animaux. No Steak parlait de l’association française L214, plus connue maintenant que leurs vidéos sont largement diffusées. En visitant le site de cette association, j’ai appris l’existence d’une marche pour la fermeture des abattoirs qui devait se tenir en juin à Paris. Et j’y suis allé… De toutes les injustices, celles dont les animaux sont victimes font moins de bruit et attirent moins l’attention du public. Nous sommes, en quelque sorte, leur porte-parole. Nous devons leur rendre le droit de vivre.

Comment se déroulent vos actions militantes ?

Dans la rue, on distribue des tracts, on tient des affiches sur lesquelles sont décrites les conditions de vie des cochons dans les élevages flamands. On essaie d’informer les passants, on leur explique que les produits animaux ne sont pas indispensables, et met en évidence les diverses raisons de mettre fin à l’exploitation animale.

Comment conciliez-vous travail rémunéré et activisme ? Peut-il y avoir des points de divergences entre l’un et l’autre ?

Pour faire court, je crois que rien n’est plus fort que la motivation et la détermination ! Il m’est déjà arrivé de travailler plus de douze heures d’affilée, de quitter le travail et aller directement faire une action de tractage avant de rentrer chez moi rapidement me coucher pour enchaîner sur une nouvelle nuit de travail. Je ne souhaite pas attirer l’attention sur moi, bien au contraire. Parfois j’ai juste envie de montrer que c’est possible, de concilier travail et activisme, dans l’unique but que d’autres personnes s’investissent. Quand on veut on peut !

Des sondages effectués auprès des végétariens et des véganes font régulièrement état d’une forte dominance féminine dans ces populations. Cette disproportion se ressent-elle d’abord sur le terrain ? Est-ce que cela importe ? Est-ce quelque chose que vous éprouvez vous-même, en tant que minorité dans une minorité, et dont vous discutez avec vos coéquipiers, vos coéquipières?

Oui, c’est quelque chose que l’on remarque aussi sur le terrain. Cela n’est bien sûr pas un problème. Néanmoins dans une société où le machisme persiste encore, le fait d’avoir une majorité de femmes lors des actions perpétue l’idée chez certains que lutter pour la justice envers les animaux relèverait de la sensiblerie. Évidemment il n’en est rien. Avec le temps de plus en plus d’hommes prennent part au mouvement.

Récemment, les enregistrements de violences commises dans les abattoirs diffusées par l’association L214 ont suscité beaucoup d’indignation et d’interrogations dans la presse et sur les réseaux sociaux. Quel regard portez-vous sur ce brusque emballement des médias – et peut-être des consciences ?

Les journalistes et avec eux toute une partie de la population n’ont pas idée du sort réservé aux animaux dans les élevages et les abattoirs. Ils ne se doutent pas des pratiques que nécessite le rendement industriel ou, plus simplement encore, ils ne voient pas l’animal derrière le morceau de viande. Cet emballement bénéficie donc à la médiatisation du mouvement de libération animale. Celui-ci prend de plus en plus de place, à la télévision notamment, avec des activistes tels que Aymeric Caron, Brigitte Gothière (cofondatrice de L214), et même Martin Thioux (gérant de la boutique « Goveg vegan shop » à Liège), invité il y a quelque temps par une grande chaîne à prendre part à  un débat autour du véganisme.

Ces réactions diffèrent-elles de celles que vous rencontrez, vous, dans la rue ou plus généralement, sur le terrain des actions de Bite back ?

On assiste à une accélération de la diffusion des informations grâce aux médias, à la télévision… On le voit bien, des passants nous interpellent, les gens se disent choqués, bouleversés. Mais l’éloignement fait encore le jeu de ceux qui ne veulent rien remettre en cause, « cela se passe ailleurs, pas chez nous ».

À partir du moment où l’hypothèse de la viande heureuse perd de sa crédibilité, le végétarisme est mis en avant comme pouvant être une réponse modérée, saine et accessible à tous. Vous allez plus loin et vous prônez le véganisme, solution jugée par la plupart comme trop extrême, au mieux utopiste, au pire excluante, pour ne pas dire risquée… Cette radicalité ne risque-t-elle pas de desservir la cause que vous voulez défendre ?

Nos valeurs, l’abolitionnisme, la libération animale, l’antispécisme, sont contenues dans le véganisme. À ceux qui trouvent cela extrême je réponds qu’il s’agit d’être cohérents, d’aller au bout de la réflexion et de prendre acte des connaissances scientifiques actuelles, notamment en matière de conscience et sensibilité, de sentience (voir la Déclaration de Cambridge sur la conscience).

Du point de vue de l’alimentation, l’association américaine de diététique a reconnu quune alimentation végétale pouvait être bénéfique pour la santé. Or, on sait que le lait et les oeufs sont aussi issus de l’exploitation et occasionnent autant de maltraitance que la viande. La seule solution pour parvenir à un monde plus éthique et respectueux des animaux est de vivre végane. Dans cette perspective, le végétarisme peut être une étape transitoire mais ne constitue pas une fin en soi. D’ailleurs, avec la médiatisation de ce mode de vie et les moyens dont on dispose aujourd’hui, un certain nombre de personnes sautent le pas sans passer par cette étape.

Au quotidien, le mode de vie végane souffre d’être une exception. Société largement omnivore, peu ou pas de restaurants, de pâtisseries, nécessité de lire les étiquettes, d’apprendre quelques règles de nutrition, spectre de la fameuse vitamine B12… Franchement, est-ce que c’est aussi difficile que ça en a l’air ou bien s’agit-il encore de l’image qu’on en donne ?

Désormais ce n’est plus aussi compliqué de vivre végane qu’il y a par exemple dix ans. Les magasins bio et les sites de vente en ligne proposant des alternatives sont de plus en plus nombreux. On y trouve de tout : produits d’entretien, cosmétiques non testés sur animaux et véganes, vitamine B12, gourmandises, etc . Il est possible de fabriquer soi-même certains produits d’entretien et d’hygiène à partir d’ingrédients bruts (tels que le bicarbonate de soude, le vinaigre, le citron,etc).

De plus en plus de restaurants offrent au moins une alternative végane, à Bruxelles notamment. Paris et surtout Berlin sont des exemples encourageants. On y trouve plusieurs dizaines de restaurants 100 % vegan, ce qui prouve que la demande croît. L’Allemagne dispose même d’une chaîne de magasins végane « Veganz » qui compte essaimer dans toute l’Europe.

Les causes à défendre ne manquent pas. Dans un tableau d’actualités toujours bien sombre on reproche aux associations animalistes de faire passer l’animal avant l’humain. Comment répondez-vous à cette mise en concurrence des sujets, pensez-vous que le reproche soit légitime ? En effet, on sait aujourd’hui que l’essentiel de nos activités et de ce que nous consommons se base de près ou de loin sur une forme d’exploitation, pas seulement animale d’ailleurs. Alors, le fait de sauver des vies animales passe-t-il nécessairement par  des renoncements, le rejet du progrès et la mise au chômage de nombreuses filières déjà douloureusement atteintes par la crise ?

En effet nous sommes régulièrement confrontés à ce genre de critiques. Mais, ceux qui nous le reprochent, que font-ils pour améliorer la condition humaine ? On dirait plutôt qu’il s’agit de mécanismes de déni face à la reconnaissance de droits aux animaux afin d’écarter toute remise en question de la consommation alimentaire. Rien n’empêche personne de s’atteler à plusieurs causes. J’ai choisi la cause des animaux car ils n’ont pas la possibilité de se défendre eux-mêmes et la discrimination à laquelle ils font face est la moins soutenue. Cela ne m’empêche pas de soutenir d’autres causes par ailleurs. Les filières liées à l’exploitation animale persistent pour la plupart grâce à des subsides de l’État, preuve que l’élevage n’est pas rentable. Avec une alimentation végétale et biologique, dans l’optique d’un monde plus durable et sain, nous pourrions augmenter le nombre de personnes travaillant dans la culture de fruits et légumes. Mais ce qu’il faudrait, c’est repenser dans sa totalité le mode de fonctionnement de notre système politique et économique, redonner de la valeur à ce qui le mérite, sortir du consumérisme effréné.

Justement, le 8 mai, Bite back va s’installer au salon 100% veggie à Charleroi. Ne craignez-vous pas que dans ce genre d’événements, le côté marchand ne prenne le pas sur les idées ?

Le but d’un salon de ce type est de montrer un éventail d’alternatives déjà existantes. Des actes de consommation réfléchis vont dans le sens d’une société meilleure.

 

Entretien réalisé par Catherine De Poortere

Sourcehttp://pointculture.be/

LE VÉGANISME : UNE NOUVELLE UTOPIE ? / MICHAEL

PointCulture vous emmène à la rencontre des véganes. L’occasion de découvrir un mouvement social qui prend de l’ampleur.

Le dimanche 8 mai, dernier jour du week-end de l’Ascension, la ville de Charleroi se verra proposer son premier salon végane, sur les traces – bien que plus modestement – des Veggie world à Paris et en Allemagne, mais aussi, en Belgique, du Vegan Summer Festde Gand. Gratuit, ouvert à tous, 100% veggie réunira un bon nombre de personnes engagées dans un changement de société radical et disposées à expliquer concrètement leur démarche. En effet, à l’heure où s’impose avec insistance un nœud bien serré de questions croisées (réchauffement climatique, épuisement des ressources, solidarité entre les peuples, santé publique et, bien entendu, condition animale), on en vient doucement à se dire qu’il n’est peut-être pas si utopique que cela de se positionner pour un monde plus juste, moins violent ou, tout au moins, plus respirable. En écho à ces valeurs et comme en avant-goût de sa saison prochaine qui remontera jusqu’aux racines du couple nature / culture, mais encore, en lien direct avec le focus actuel sur les utopies, PointCulture se propose, par une série d’entretiens, de vous faire découvrir quelques-unes de ces personnes qui ont d’ores et déjà adopté un mode de vie différent, le véganisme. Ayant pris le parti, autant que faire se peut, de boycotter les produits d’origine animale, ces personnes mettent tout en œuvre, que ce soit par l’activisme, la pédagogie ou la fabrication et la vente de produits alternatifs, pour accompagner leur refus par un geste constructif orienté vers un modèle de société plus sain et plus éthique.


12310522_1662646717324177_889339442129874314_nRencontre avec Michael. Venu au véganisme par souci pour l’environnement, Michael travaille aujourd’hui chez Greepeace Belgium. Membre des Carolovégiens, groupe de militants citoyens pour l’abolition de l’exploitation animale (l’être humain y compris), son action se prolonge au sein de l’association Bite back.

 

 

Pourquoi et comment en êtes-vous venu à l’activisme ?

Quand j’ai pris conscience des diverses problématiques (éthiques, environnementales, sanitaires) découlant de la consommation de produits animaux, j’ai pensé qu’il était important de partager ça avec un maximum de personnes. Des gens informés, on peut s’attendre à ce qu’ils fassent le choix de ne plus participer à cette incohérence actuelle.

Peut-il y avoir des points de tension entre votre travail pour Greenpeace et les valeurs que vous défendez au sein de ces associations ?

Il y en a moins depuis que Greenpeace s’est enfin mis à parler des enjeux de la viande. Mais par rapport à ma position abolitionniste, il est sûr que Greenpeace n’ira jamais assez loin.

Récemment, les enregistrements de violences commises dans les abattoirs diffusées par l’association L214 ont suscité beaucoup d’indignation et d’interrogations dans la presse et sur les réseaux sociaux. Quel regard portez-vous sur ce brusque emballement des medias – et peut-être des consciences ?

C’est clairement la plus grande avancée dans le cadre du militantisme que nous connaissons pour le moment. Il n’y a pas meilleure façon d’atteindre autant de personnes et ainsi de tenter d’éveiller leur conscience.

Ces réactions diffèrent-elles de celles que vous rencontrez, vous, dans la rue ou plus généralement, sur le terrain des actions de Bite back ?  

Lors de nos actions de sensibilisation, les gens réagissent certainement de la même manière. Mais l’impact ne peut être comparable. Un tract  n’est pas toujours lu, les médias comme la télévision touchent plus directement les gens.

À partir du moment où l’hypothèse de la viande heureuse perd de sa crédibilité, le végétarisme est mis en avant comme pouvant être une réponse modérée, saine et accessible à tous. Vous allez plus loin et vous prônez le véganisme, solution jugée par la plupart comme trop extrême, au mieux utopiste, au pire excluante, pour ne pas dire nocive… Cette radicalité ne risque-t-elle pas de desservir la cause que vous voulez défendre ?  

Vous utilisez un mot très intéressant : RADICAL.

Étymologiquement radical vient  Du latin radicalis, dérivé de radix (« racine »). : Qui vise à agir sur la cause profonde des effets qu’on veut modifier. Amélioration radicale – Réforme radicale – Mesure radicale.

Pour moi, c’est la meilleure façon d’agir. Il faut être clair : le véganisme est la SEULE solution pour lutter contre les problèmes éthiques – environnementaux et sanitaires. Aucune demi-mesure ne résoudra ces problèmes. Bien sûr, nous n’excluons le végétarisme si on le considère comme une étape.

Au quotidien, le mode de vie végane souffre d’être une exception. Société largement omnivore, peu ou pas de restaurants, de pâtisseries, nécessité de lire les étiquettes, d’apprendre quelques règles de nutrition, spectre de la fameuse vitamine B12… Franchement, est-ce que c’est aussi difficile que ça en a l’air ou bien s’agit-il encore de l’image qu’on en donne ? 

C’est clairement une image que l’on donne. Le régime végétalien n’est pas du tout difficile à bien mener. En fait, il faut voir les choses autrement. Une majorité de la population (omnivore) se nourrit mal (obésité, cholestérol, diabète, maladies cardio-vasculaires…), ce qui prouve qu’un réel problème d’éducation alimentaire existe. Qu’est-ce qu’une alimentation saine ? Au fond on n’en sait pas grand-chose. Le plus important est donc de bien s’informer. Après, se nourrir correctement n’est pas un problème, à condition de démonter certaines croyances telles que : il n’y a des protéines que dans la viande… Non, il y a suffisamment de protéines dans les végétaux.

Les causes à défendre ne manquent pas. Dans un tableau d’actualités toujours bien sombre on reproche aux associations animalistes de faire passer l’animal avant l’humain. Comment répondez-vous à cette mise en concurrence des sujets, pensez-vous que le reproche soit légitime ? En effet, on sait aujourd’hui que l’essentiel de nos activités et de ce que nous consommons se base de près ou de loin sur une forme d’exploitation, pas seulement animale d’ailleurs. Alors, le fait de sauver des vies animales passe-t-il nécessairement par  des renoncements, le rejet du progrès et la mise au chômage de nombreuses filières déjà douloureusement atteintes par la crise ?

Le business de l’huile de palme crée des milliers d’emploi en Indonésie, est-ce pour cela qu’il faut encourager la déforestation et ne pas boycotter l’huile de palme ? Je ne pense pas. Autre exemple : l’esclavagisme profitait d’une main-d’œuvre gratuite et ne visait qu’à l’enrichissement des propriétaires. Fallait-il le défendre pour leur éviter des pertes financières ? Le prix de l’élevage est extrêmement élevé en termes d’occupation des terres et accaparement des ressources agricoles, sachant qu’en moyenne il faut dix calories végétales pour faire une calorie animale. A cet égard, le véganisme se présente comme une solution en contribuant à réduire les inégalités, à combattre les famines. N’est-ce pas le plus important ?

Le 8 mai, Bite back va s’installer au salon 100% veggie à Charleroi. Ne craignez-vous pas que dans ce genre d’événements, le côté marchand ne prenne le pas sur les idées ?

Le côté marchand est une manière de plus de sensibiliser et si certaines consciences peuvent s’ouvrir et se questionner sur le véganisme et ses avantages grâce à cette événement, cela sera une réussite pour l’avenir des animaux, notre planète et la santé de chacun.

Propos recueillis par Catherine De Poortere

Source: http://pointculture.be/

 

 

Menu Saint Valentin plein d’amour !

La Saint Valentin, l’occasion parfaite de faire plaisir à son (sa) chéri(e). Au lieu du traditionnel cadeau, pourquoi ne pas simplement réaliser quelque chose à deux ? Et quoi de plus romantique que cuisiner et manger en amoureux !

Un repas de Saint Valentin végétal peut être tout à fait délicieux. Au menu, nous vous proposons quelques recettes faciles : l’idée n’est pas non plus de passer toute la journée dans la cuisine !

Pour commencer, voici une entrée légère : une irrésistible soupe de betterave. Idéal pour se réchauffer, vous et votre amoureux(se).

La soirée sera tintée d’exotisme grâce à notre quinoa pilaf méditerranéen. Un plat principal plutôt simple à préparer et parfaitement épicé, dont les saveurs vous évoqueront immédiatement les contrées du sud.

Et pour le dessert, ce sera bien évidemment un délice sucré. Des cupcakes au chocolat et à la framboise, agrémentés de fraises au chocolat.

De quoi bien entamer votre belle soirée de Saint Valentin !

Cupcakes Saint Valentin <3

La Saint Valentin approche et à cette occasion, nous souhaitions vous proposer quelques recettes délicieuses en guise d’inspiration. Voici déjà un dessert appétissant et romantique ! Il s’agit de notre recette de cupcakes au chocolat et framboise mais avec cette petite touche en plus… une fraise trempée dans du chocolat fondant. Facile et rapide à préparer ! Faites fondre du chocolat au bain-marie et trempez chaque fraise, une par une, dans le chocolat. Une fois refroidies, vous pouvez garnir vos cupcakes. Vous allez voir, ça va impressionner votre chéri(e) !

Le végan débutant : le seitan

Le seitan, c’est quoi?

Le seitan est un aliment qui est souvent utilisé dans la cuisine végétale. Au Japon, en Chine et en Russie le seitan est consommé depuis des siècles. La dénomination ‘seitan’ serait originaire des syllabes japonaises ‘sei’ et ‘tan’ ce qui signifie ‘fait de’ ‘protéines’. Le seitan est fabriqué à partir de gluten de blé ou d’épeautre. Le gluten, ce sont les protéines que l’on trouve naturellement dans différentes céréales – telles que le blé et l’épeautre entre autres. La présence du gluten cause la structure solide et élastique des céréales et est responsable de la cohésion d’un pain. Comme le seitan est fait de gluten presque pur, cet aliment ne convient pas aux personnes allergiques au gluten. Par contre pour les autres, le seitan constitue une bonne source de protéines avec son taux d’environ 25%.

Comment préparer du seitan?

On fabrique le seitan en faisant une pâte de farine de froment avec de l’eau. Puis le son et ensuite l’amidon sont extraits de la pâte par un pétrissage et un lavage avec de l’eau froide. C’est un processus qui coûte beaucoup de temps. Si vous voulez faire votre propre seitan, il est mieux de vous procurer du seitanfix ou de la farine de gluten. Ceux-ci sont des gluten purs auxquels il faut simplement rajouter un peu d’eau ou du bouillon végétal et des épices pour préparer du seitan. Après avoir fait la pâte de seitan, il faut encore la cuire dans de l’eau bouillante ou à la vapeur, et souvent cela se fait dans un bouillon de légumes avec de la sauce de soja. Mais si vous n’avez pas d’envie de faire votre propre seitan, vous pouvez acheter plein de sortes de seitan dans des magasins bio, dans des magasins végans et dans quelques supermarchés.

Quand est-ce qu’on utilise du seitan?

Grâce à la texture charnue du seitan, vous pouvez l’utiliser dans diverses préparations comme substitut de viande. Pensez déjà aux carbonnades flamandes de seitan, le vol-au-vent, les préparations dans le wok, le barbecue ou simplement les filets de seitan. Il est très savoureux aussi bien cuit croustillant ou délicatement étuvé.

Hail seitan!

Recettes à base de seitan

Cliquez ci-dessous pour découvrir nos recettes à base de seitan:

Carbonade seitan
Spaghetti Bolognaise
Chou Chinois Farci

Vegan MoFo – Cowspiracy screening

Today we didn’t have time to cook for Vegan MoFo unfortunately… BUT we were busy spreading the message… We held a screening of Cowspiracy with Bite Back. About 50 people were present!! Yay! After the movie they were able to nibble on some snacks and to ask questions or buy a book! It was definitely a success! The future is vegan!

Vegan MoFo – September Tagine

Looking at the list of veggies of this season…
We saw it had the perfect veggies to make a moroccan tagine with couscous! We used zucchini, eggplant, carrots, paprika and tomatoes and spiced it with Ras El Hanout . Just perfect!
Some might not be a fan of raisins… But it adds the perfect sweet touch to the couscous and is a winning combination with the veggies that are quite spicy. We don’t have a recipe online yet, but will have to post it soon!!
When you don’t have a tagine, you can easily stew the vegetables in a regular casserole.

Vegan MoFo – Stranded on an island with…

What three endless food supplies would we take if we were going to be stranded on an island?

First thing that pops to mind is Vego chocolate… This brand is the BEST vegan chocolate we have ever tasted! It’s bio, fairtade and gluten free !

And now… two more!
Well, then we guess we would like an endless supply of watermelon! We’d eat it every single day. So yes please, keep them coming!

And of course…. We almost forgot! AVOCADO! <3 Could not imagine a life without it!

Le premier Vegan Summer Fest de Belgique

En entendant les première rumeurs concernant la tenue d’un Vegan Summer Fest en Belgique, nous n’avons pu cacher notre excitation. Nous avions déjà pu voir ce qu’était une telle manifestation sur Internet. Un Vegan Fest en Belgique, ce n’était alors qu’un rêve inaccessible… ou pour lequel une journée de trajet était nécessaire.

Aujourd’hui, on peut dire que c’est un jour qui restera gravé dans nos mémoires pour longtemps. Ce fut un succès retentissant ! Environ 3000 personnes ont visité ce festival gratuit aux multiples intervenants réunis autour d’un dénominateur commun : le véganisme.

Les différents foodtrucks ont présenté un large éventail de délicieux mets végétaux. Nous avons pu compter sur la présence de Just like you momThe VexicanRaw Fun BelgiumViva VegaLoving Hut Express, The Cherry Food Truck, d’un vendeur de glaces italiennes véganes, d’un vendeur de gaufres véganes, etc. Ce fut un tour du monde culinaire ! La journée fut trop courte et nos estomacs trop petits pour pouvoir goûter à tout. Du fait du grand nombre de personnes présentes, les files ont parfois été importantes mais les saveurs en valaient la peine.

Nous avons aussi été gâtés avec les stands du marché couvert :  FLOCKfoodsConfiserie JonasThe Loving Hut Veganerie et Veggie Snack Shack étaient présents pour notre plus grand plaisir.

À côté de la large offre culinaire, il faisait bon flâner entre les nombreux autres stands. SHAVT, un magasin de formage végétalien artisanal, n’a pas uniquement cuisiné des croquettes de fromage à déguster sur le pouce : le stand proposait aussi d’autres aliments, des dentifrices, des crèmes solaires et bien d’autres choses. Match à domicile pour les Gantois de  V|Edge (conceptstore végane et magasin en ligne) qui ont présenté les derniers goodies véganes à la mode et proposé des dégustations, entre autres des produits Le Seitanist.

Les senteurs agréables de chez Lush étaient également de la partie. Et quand on sent bon, on aime aussi porter de beaux vêtements, ce qui ne manquait pas ( Roots of CompassionShoezuu,…). Goveg vegan shop et les créateurs du Veganistisch Koken webshop étaient également là pour nous ravir. On a pu assister à des démonstations de cuisine par, entre autres, Elien de DeathStarOnAMission, Lyra de Cardamom, Sara de De Groene Keuken, Stéphanie de Living et  EVA. Et nous en oublions surement d’autres.

Lors de cette journée, il a été démontré par de multiples exemples qu’une nourriture végane est délicieuse et facile à préparer. Mais le véganisme ne se limite pas à suivre un régime alimentaire 100% végétal. Différentes organisations proposant une position éthique concernant les animaux étaient également de la partie : l’asbl EVA,  Silke Desaever (diététicienne végane), les associations de défense des droits des animaux  Animal Rights,  The Black Fish, Sea Shepherd, Sense et  Bite Back étaient présents avec des flyers, des livres, des dvds, des produits dérivés et évidemment de nombreuses informations sur le mode de vie végane.

Comme vous pouvez le voir, ce Vegan Summer Fest fut une expérience totale. On pouvait même se faire tatouer par Toryumon! Nous serions ravis de pouvoir vivre un Vegan Autumn Fest, un Vegan Winter Fest et un Vegan Spring Fest mais sommes d’ores et déjà prêts à faire quelques pas de danse lorsque nous entendrons parler d’une deuxième édition du Vegan Summer Fest !

Félicitations à  BE Vegan qui, malgré un nombre limité de ressources humaines, nous a permis de vivre cette journée mémorable.

À l’année prochaine !

 

 

Bienvenue chez Végétal Génial!

Vous êtes curieux de savoir ce que mangent les végétaliens ? Ou vous êtes à la recherche d’un peu d’inspiration pour le dîner de ce soir ?

Eh bien, Végétal Génial est le bon endroit !

Vous trouverez sur notre site des recettes réalisées par plusieurs internautes ainsi que des informations pratiques sur une alimentation 100 % végétale.

Même si vous n’êtes pas végétalien, vous découvrirez ici des préparations appétissantes et saines, composées de céréales, de légumineuses, de légumes et de fruits.

Nous n’avons évidemment pas oublié la « junk food » et les desserts. Quelles que soient vos préférences culinaires, vous trouverez ici votre bonheur.

Une alimentation végétale n’est pas seulement idéale pour la santé ; elle est avant tout respectueuse des animaux et de l’environnement.

La cuisine végétale, c’est génial !